Halloween-Mtp

Aaah, Halloween. Moment béni où se travestit en sorcière sexy ou en loup-garou poilu, où les citrouilles et les toiles d’araignées pullulent, fête joyeusement macabre on se gave de bonbecs comme quand on était minot tout en se chuchotant des histoires qui font peur …  nous on aime bien Halloween <3

Du coup on vous a préparé une petite sélection d’histoires qui risquent bien de vous glacer le sang. Légendes étranges, pratiques lugubres et autres histoires glauques qui se sont passées à Montpellier ou pas très loin vous attendent dans cette édition spéciale concoctée avec amour par Crystal et Zigoute.

Enjoy !

Une émeute sanglante …

En mars 1379, la population refuse de payer une fois de plus un impôt exorbitant réclamé par le Duc Louis d’Anjou, gouverneur du Languedoc-Roussillon. Des commissaires sont alors envoyés pour tenter de calmer les esprits. Arrivés avec plein d’espoir, ils ne repartent pourtant pas de la ville … Tous périssent, à part un, sous les mains meurtrières des habitants fous furieux. Des commissaires, des officiers, des secrétaires et même des domestiques sont sauvagement assassinés. Des corps sont jetés dans des puits, tandis que d’autres sont traînés dans les rues de Montpellier. Il semblerait même que les révoltés ont planté leurs dents dans la chair encore chaude …

Ce jour-là, le sang de 90 à 114 innocents est versé dans la ville. Pensez-y la prochaine fois que vous reposerez vos pieds sur les pavés.

La Maison du Crime

À la fin de la rue Fabre, se trouve une place ainsi qu’une fontaine et le Couvent des Dominicains. En face de cet couvent se dresse la « maison du crime » ou encore « la maison du sacrifice ». En 1683, un enfant de 4 ans disparaît sans laisser de traces dans la maison du procureur général, Mr. Rignac. Les recherches mènent nulle part jusqu’à ce qu’une odeur particulière mène les personnes à un cabinet fermé à clé. Le corps de l’enfant en décomposition est alors retrouvé. D’après les rumeurs, le fils du procureur aurait violé son filleul avant de l’assassiner lors d’une séance de sorcellerie. A l’époque, les personnes qui passaient devant la maison se signaient afin d’éloigner le mauvais sort.

Cela peut rassurer certains de savoir que la maison du crime a été purifiée depuis …

Voleurs de macchabées

Nous sommes au XVIème siècle et une nuit glaciale s’abat sur Montpellier. Près du Cimetière Saint-Augustin, des ombres se déplacent en silence. Trompant la vigilance du portier elles s’infiltrent à l’intérieur, avancent lentement vers l’endroit où reposent les condamnés à mort et les sans famille … puis chopent un macchabée et hop repartent sur la pointe des pieds, le lugubre paquet bien ficelé sur le dos.

Rite satanique ? Profanation barbare ? Fantasme macabre ? Rien de tout ça. Ces voleurs de macchabées sont des étudiants en Médecine à l’affût d’un corps à disséquer. Faut dire qu’à cette époque où le corps humain est encore un mystère et où les cobayes sont rares, de nombreux apprentis subtilisent en douce des cadavres dans les cimetières « pour les besoins de la Science » …

Sorcellerie au bois de Montmaur

Lors des périodes de pandémie au Moyen-Age, de nombreux remèdes sont inventés tous plus farfelus les uns que les autres pour soigner les malades. Chats éventrés, crapauds, serpents, graisse de pendu …

D’ailleurs, savez-vous qu’à l’époque les bois de Montmaur sont fréquentés par des sorcières ? Ces bois, en face du zoo de Lunaret et à proximité de l’UM2, leur permettent de s’approvisionner en matière première de qualité … c’est à dire les cadavres des pendus exposés aux potences sur le « Mont de la Mort ». Des rumeurs disent que des initiés se rendent toujours à l’endroit où les sorcières se réunissaient auparavant.

La prochaine fois que vous irez courir ou vous baladez dans ces bois, pensez-bien à tous ces corps qui jonchaient le sol. Et bonne balade.

La légende du trésor piégé

Au XVIIème, une légende entoure le petit village de Castelnau-Le-Lez. On dit qu’en son coeur se trouve un haut rocher bourré d’or et d’argent et qu’une fois par an, quand sonne le premier des douze coups de la cloche, le trésor enfin est à portée de main ! Un génie apparaît et laisse entrer tous ceux que le butin fait rêver … mais encore faut-il ressortir avant que n’ait retenti le dernier coup de cloche.

Car le génie malin laisse son butin ouvert le temps que résonnent les douze coup de la cloche. Passé ce court délai, ceux qui n’ont pu sortir restent piégés dans le roc. Condamnés à attendre la prochaine ouverture, douze mois plus tard.

Imaginez vous coincé dans un rocher sans eau ni nourriture avec en prime un trésor fabuleux qui vous nargue …

Phénomène paranormal dans un bois

Tout commence vers 18h le 02 mai 2003. Dans un bois au Nord de Montpellier, des arbres s’agitent alors qu’il n’y a aucun vent. Tout à coup, une masse noire avec une lumière à l’intérieur apparaît au-dessus des arbres. Elle se dirige vers un père et son fils plantés devant leur maison. A 50m d’eux, la lumière s’éteint. Il ne reste que la masse sombre et inquiétante. Le père s’enfuit avec son fils et, à l’intérieur du foyer, il se retourne vers la fenêtre où une tête les observe. Vision d’horreur. Pas le temps d’aller demander de l’aide aux voisins, direction le grenier. Cachés et pétrifiés, ils entendent de fortes respirations ainsi qu’un craquement en bas des escaliers. Le père se met à prier. A ce moment précis, plus aucun bruit ne retentit dans la maison. Vers 21h/21h30, ils sortent de leur cachette pour aller à la gendarmerie de Castelnau-le-Lez.

C’est un épisode  cauchemardesque difficile à croire et pourtant des traces suspectes furent retrouvées dans les bois et autour de la maison.

L’assassinat du bedeau de Saint-Pierre

Le 12 juillet 2010, le sacristain de la cathédrale Saint-Pierre est retrouvé mort dans son logement, avec un simple caleçon et une corde à rideau autour de son cou. Qui a bien pu commettre ce crime ?

Un suspect est arrêté, un ami de la victime qui est également un sacristain. Il semble que cet homme de 53 ans soit l’amant du bedeau. Il est interrogé par la police à deux reprises. Il se proclame coupable puis se rétracte. Il nie avoir eu une relation avec le retraité retrouvé mort. Une preuve a pourtant été trouvée : son sperme sur le slip du défunt.

La prochaine fois que vous passerez devant la cathédrale Saint-Pierre, à côté de la fac de médecine, vous repenserez à cette histoire.

Les Sorcières de la rue Portalière-des-Masques

Vous ne verrez plus cette jolie rue du quartier Boutonnet (à l’angle de l’avenue d’Assas) de la même façon. C’est ici, sur l’ancienne route qui reliait le Faubourg Saint-Jaume à Celleneuve, qu’on punissait jadis des « criminels » d’un genre particulier.

La « porte des sorcières » est en effet connue comme l’endroit où on exécutait froidement les personnes accusées de sorcellerie et c’est d’ailleurs dans cette rue qu’en 1417 la malheureuse Catherine de Sauve (une nonne vivant seule) est condamnée pour hérésie et brûlée vivante. Bien d’autres malheureuses et infortunés estampillés du sceau maudit de « sorcier-e » ont péri dans ces lieux probablement hantés à l’heure qu’il est.

Le fantôme de Pézénas

Un soir de mai 1981, quatre jeunes s’apprêtent à vivre une expérience qu’ils ne sont pas prêts d’oublier. Tandis qu’ils roulent près de Pezenas, une femme habillée de blanc apparaît sur le bord de la route. La pensant égarée, ils lui proposent gentiment de la prendre en stop : elle acquiesce et monte sans piper mot. Les kilomètres défilent et la passagère reste étrangement silencieuse … jusqu’à un virage serré où tout à coup elle pousse un cri d’effroi et POUF ! Disparaît.

Une femme d’un village voisin est décédée dans un accident de voiture brutal à 150 mètres du virage en question. Alors ne soyez pas surpris de voir dans les parages une drôle de silhouette blanche s’avancer dans la nuit …

La Malédiction de l’Opéra

Si vous passez près de l’Opéra – Comédie et que vous sentez une drôle odeur de fumée, dites vous que l’histoire se répète … et fuyez.

Le grand théâtre à l’italienne inauguré en 1888 qui orne aujourd’hui toutes les cartes postales de la ville a été victime d’un étrange coup de sort à l’époque de sa construction. Ou plutôt de trois coups du sort. En moins d’un siècle les flammes ont trois fois ravagé la célèbre bâtisse : d’abord en 1785, puis en 1788 et de nouveau en 1881. L’origine de ces incendies destructeurs à répétition ? On ne l’a jamais su.

Pour certains, ce serait l’oeuvre d’un pyromane cinglé dont l’esprit malade rôderait encore près des murs de l’Opéra …

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 On espère que ces histoires vous ont autant glacé le sang que nous quand on les as découvertes.