Dites bonjour à Elisa (bonjour Elisaaaa !) qui est partie faire un tour à la frontière espagnole et avait envie de nous compter son aventure.

C’est parti pour 3h de T.E.R

De Montpellier, des TER partent vers l’Espagne toutes les deux heures pour une durée de trajet de 2h42 minimum… (aléa de la Sncf à possiblement prendre en compte) ;).

Nous avons eu la chance de nous y rendre gratuitement grâce à une offre découverte de la Sncf qui nous a permis de bénéficier d’une semaine de TER gratuite. Sinon, le tarif sans offre préférentiel est de 32 euros.

Départ samedi matin aux « aurores » (9 heures) et en guise de récompense une sangria sur le port de Port-Bou en apéro à midi. Moi, j’approuve !

Le TER passe par les villes de Frontignan, Sète, Narbonne, Béziers, Agde, Perpignan, Salses le Château, Collioure, Banyuls sur Mer et quelques autres. C’est le moment de penser à vos prochaines virées : Sète pour ses tielles, Agde pour ses jolies plages, la visite de la forteresse de Salses le Château pour les passionnés d’histoire, Collioure « la perle de la Côte Vermeille »…etc. Oui, la région est riche en activité !

Cerbère, la ville frontière

C’est à Cerbère que nous décidons de nous arrêter, le terminus français de la ligne. Quand on connait Collioure, il est difficile de dire que Cerbère fait rêver. Cerbère est une ville de passage plus qu’une ville qui donne envie de s’y attarder et d’en découvrir les moindres recoins.

cerbère, ville, frontière espagnole

Cerbère, une petite ville à deux pas de l’Espagne (source image)

On pourra, cela dit, de Cerbère avoir quelques jolies points de vue. Oui, mer et coline, bleu et vert, moi ça me plait toujours ! C’est la niçoise qui parle.

Rejoindre l’Espagne à patte

Pour rejoindre l’Espagne, il existe une jolie balade entre Cerbère et Portbou. Les villes sont séparées de deux kilomètres et demi. Un quart d’heure de voiture, quatre minutes de train ou quarante deux minutes de marche. A chacun de choisir l’option qui lui convient.

L’option marche nous a bien plu ! Ça grimpe un peu mais juste un quart d’heure donc si votre mode de vie n’est pas « à bloc » sédentarisé pour parler d’jeun’s et si vous avez une paire de baskets un peu correcte, ça le fait largement ! C’est dépaysant, on respire l’air frais et on croise quelques randonneurs qui nous lance un fameux « dia ».

Il parle espagnol, trop bien ! On a franchi la frontière !

Voilà un petit aperçu de la Côte ! Bon j’avoue ce week end là il ne faisait pas si beau et malgré que mon téléphone soit l’avant dernier modèle de chez Samsung (euh oui pas le dernier modèle qui explose !) la photo n’est pas si terrible. Mais je vous assure en vrai c’était vraiment super joli.

frontière france espagne

Vue sur la Côte depuis le chemin de randonnée entre Cerbère et Port-Bou

La randonnée n’est pas hyper bien indiquée depuis Cerbère mais une fois qu’on est sur le chemin, des petites marques nous confirment qu’on est dans la bonne direction. Plusieurs circuits de randonnées partent de Cerbère et donne envie d’y retourner à qui aime les paysages côtiers.

Au cours de la randonnée, des champs de fleurs et de cactus.

Si vous restez sur les chemins, tout va bien ! Par contre gare aux épines à celui qui sort des sentiers battus !

Nous voilà en Espagne ! Arrivés sur la plage au sable noir de Port-Bou. Pas de baigneurs à cette saison… et le dernier relevé de température date du mois de juin où l’eau était à 20°C. S’il faisait un peu plus chaud, je m’y baignerai bien.

Pause sangria et patatas bravas

Arrivée en Espagne, ma gorge appelle la sangria.

Le petit bar sur la plage « la ginguetta » fera tout à fait l’affaire. La sangria servie avec tranches d’orange et de citrons a un goût délicieux. Leur secret ? Le rajout d’une lichette de liqueur d’orange en plus du mélange habituel. Le serveur inquiet de notre confort après cette courte balade, nous offre gracieusement une assiette de patatas bravas. Copieuses et grasses, elles épongent un peu la sangria qui monte insidieusement à la tête.

la guinguetta, port-bou, frontière espagnole

Les pieds aux bords de l’eau à Port-Bou

A Portbou, il y a deux hôtels : hostal juventus y hostal costa blava.

Direction l’hôtel Juventus

L’hostal juventus est un peu mieux côté sur trip advisor et largement accessible aux petits budgets. C’est celui pour lequel nous avons opté pour une nuit. Nuits et petit déjeuner pour deux pour la modique somme de cinquante euros.

hotel juventus, port-bou, frontière espagnole

l’hôtel Juventus à Port-Bou

L’accueil de l’hôtel se fait en bas au café du coin.

Le serveur qui maîtrise le français heureusement mieux que nous l’Espagnol, nous donne notre clef et le code du wifi. La chambre est correcte au troisième étage sans ascenseur mais cela fait partie du charme local. Nous avons la chance d’avoir un chauffage car d’après les critiques de tripadvisor certaines chambres pour les voyageurs solitaires n’en sont pas équipées. La salle de bain est commune aux restants des voisins d’étage. Elle est propre et dotée d’eau chaude. Que demander de mieux ?

Le café de l’hôtel juventus est très convivial. Le peu d’habitant du coin semble avoir l’habitude de s’y retrouver partager une assiette de tapas et une sangria, commenter les matchs ou juste lire le journal autour d’un croissant. Nous y avons mangé un midi, un soir, un petit déjeuner. Nous n’avons pas été déçu une seule fois, pour quelques euros de délicieux tapas : tortilla, jamon…etc. Le matin, le petit déjeuner est copieux et frais.

Et le reste de Port-Bou ?

Port-Bou signifie port de pêche. Ce petit village est peu fréquenté par les touristes. Il a un côté convivial et cocooning très agréable. C’est plutôt un village étape vers Barcelone, vers Figueras… ou un village break pour qui a envie de prendre un bol d’air frais et de tranquillité.

En été, on pourra aussi partir de ce village pour faire de la randonnée ou profiter des fonds marins pour qui aime la plongée.

Que faire à partir de Port Bou ?

La gare de Port-Bou est au centre du village et permet l’accès pour quelques euros de plus à d’autres villes espagnoles. Nous nous sommes rendus à Figueras mais le musée Dali était malheureusement fermé (fermeture à 17h15 à cette période de l’année, j’aurai du anticiper). Du coup, honnêtement, sans la visite de ce musée, la ville n’a que peu d’attrait. Beaucoup de magasins mais alors pas cheap du tout …

Pour ceux qui auront un peu plus de temps, Barcelone est à 2h30. Et Barcelone, c’est carrément grandiose ! mais du coup l’objet prochain topic quizás ?

En résumé Port-Bou c’est :

De jolies rues, de petites plages, des champs de cactus, un point de départ vers les profondeurs de l’Espagne. Pour les fumeurs et les buveurs : l’occasion de faire le plein de choses indispensables !

 

Si toi aussi tu es passé dans le coin et que tu as repéré des bons plans, n’hésite pas à les partager dans les commentaires 🙂